En 1991, une réglementation européenne a été mise en place afin de limiter l'utilisation des produits phytosanitaires. Ainsi, en dix ans, la France a réduit de 20% l'utilisation d'engrais chimique. De plus, selon la Commission européenne, les émissions agricoles de l'Union Européenne sont limitées et en baisse. Effectivement, entre 1990 et 2006, elles ont baissé de 20%. Voici différents types d'agriculture envisageables pour persévérer dans un mode de production plus durable :



1- Agriculture vivrière

Agriculteur 1

 

 

      L'agriculture vivrière peut être également qualifiée de traditionnelle. Elle est destinée à l’autoconsommation par les paysans de leur production ou par les populations locales et a pour but l’autosuffisance alimentaire de ces agriculteurs. Comme elle est consommée sur place, elle ne nécessite pas de transport et pollue très peu. Or, on peut se demander si elle parviendrait à subvenir aux besoins de l'ensemble de la population malgré son respect envers l'environnement...

 

 

2- Agricultures modérées

Agriculture raisonnée :

        L'agriculture raisonnée, autrement dit la production intégrée, autorise l'utilisation de produits phytosanitaires mais de façon raisonnable, uniquement s'ils s'avèrent vraiment indispensables, et privilégie les traitements biologiques.

        Ce mode de production ne possède pas à l’heure actuelle de cahier des charges officiel en France, contrairement à l’Agriculture Biologique. Il est toutefois recommandé par la FAO parce qu'il utilise moins de pesticides entre autres. D'ailleurs, la Suisse subventionne largement des pratiques de la production intégrée qui a recours à de bien moindres quantités de pesticides sur les trois quarts de sa surface agricole.

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Agriculture écologiquement intensive :

        L'agriculture écologique intensive se rapproche fortement de l'agriculture raisonnée car on ne renonce pas complètement aux produits chimiques et aux antibiotiques dans l’élevage, mais on ne les utilise que lorsque c’est nécessaire et que l’on n’a pas de solution de rechange naturelle. Il s’agit d’une intensification qui ne se fait pas à partir d’intrants chimiques, mais de processus écologiques et biologiques développés par l'agro-écologie.

 

Agriculture de précision :

        L'agriculture de précision, développée depuis le milieu des années 1990, est une technique qui permet aux agriculteurs de mieux répartir les intrants dans des zones de culture spécifiques en fonction du type de sol, du taux de fertilité et d'autres caractéristiques d'un site. L'un des outils agricoles de précision est un testeur, qui mesure les besoins en azote d'une plante là où elle est cultivée, et permet donc d'ajuster la quantité d'engrais azoté à apporter.

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3- Agriculture biologique

Logo ab 1        L'agriculture biologique n’utilise pas de produits phytosanitaires, et les remplace par d’autres méthodes incluant des produits issus des plantes ou des animaux : purin, compost, savon noir… Elle se caractérise également par : la proscription des OGM, le recyclage des matières organiques, la rotation des cultures, la lutte biologique contre les nuisibles, le respect du bien-être animal, un respect global de l'environnement et des ressources disponibles...

        Un cahier des charges strict encadre l'agriculture biologique dont le respect est certifié par des organismes indépendants. En France, elle dispose en effet d’un label et du logo AB qui est la seule garantie que le produit consommé soit issu de l'agriculture biologique. Aujourd'hui, les aliments étiquetés du label AB sont vendus à des prix plus ou moins abordables sur le marché ou bien dans les grandes surfaces mais reviennent encore plus chers pour le consommateur que les autres produits.

        Enfin, la production et la transformation biologique sont des activités économiques qui développement l'emploi local. Cependant, elle concerne actuellement 2 % de l’agriculture.

 

        → Interview de Jean-Yves BRICOUT par Eric JONNEAU publié le 11/02/2014 dans L'Aisne nouvelle ( Interview complète ici) :

«      - Vous vous opposez souvent aux écologistes tout en prétendant faire de l’écologie au quotidien. C’est difficile de faire de l’agriculture bio ?

        - La terre, c’est notre outil de travail et on a tout intérêt à le protéger. On a fait énormément de choses depuis des années en terme d’écologie, des choses que les gens ne savent pas. Par exemple, on va faire des relevés dans les champs chaque année pour mesurer le reliquat de nitrate et doser au plus juste. Cela nous permet de produire un sucre avec quatre fois moins d’azote qu’il y a 25 ans. On doit aussi avoir 5% de notre surface aménagée en surface équivalente topographique, c’est-à-dire en herbe ou en haies. Avant la fin de l’année 2014, tous les agriculteurs devront être formés au « certiphyto », c’est-à-dire aux produits de protection des plantes, etc. Mais attention à ne pas faire trop d’écologie, à ne pas vouloir laver plus blanc que blanc et qu’à la fin on ne soit plus que les jardiniers de la nature, en étant obligés d’importer de pays mois regardants que nous.     »

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4- Agriculture de demain ?

Despommier ferme verticale urbaine

 

Agriculture verticale :

        La culture sur les toits des immeubles a pris de l'ampleur et on envisage un nouveau mode de production agricole dans des environnements urbains : l'agriculture verticale où les cultures ou les animaux seraient placés dans des gratte-ciels. Cette méthode permettrait de réduire la distance de la ferme à la fourchette, d'éviter les équipements lourds ainsi que limiter les émissions de CO2, selon l'Agence Européenne pour l'Environnement.

 

 

 

 

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Agriculture groenlandaise :

        Certaines terres pourraient devenir cultivables avec le changement de climat comme le Groenland par exemple.

 

 

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